
D'abord, en contre-plongée verticale, Michel Bras à travers une vitre compose un plat.
Puis, le matin très tôt, après avoir choisi ses légumes au marché, pause-café, seul en face de son journal qu'il tourne en mouillant ses doigts.
Plus tard, il fait remarquer à son fils : échalote avec un seul t.
Lui aussi parle de la pimprenelle, une herbe que seul, pour l'instant, Joël Thiébault présente sur les marchés des mercredi et samedi à Paris.
Il parle d'équilibre pour le Gargouillou.
Un peu plus tard, il parle d'ombre et de lumière, du rapport entre l'ombre et la lumière et de sa traduction dans l'assiette. Densité de l'ombre et rai de lumière = brillance. Concentration sur deux éléments : ombre et lumière pour parler ensuite de 2 produits : ombre et lumière.
Quand il se promène sur les plateaux environnants de son restaurant, une vitre montée sur cadre appuyée sur une tige où il reprend les lignes du paysage qu'il observe à travers elle. Et il reprend ces observations crayonnées pour la création de ses plats. Il parle, parfois, de blessure du paysage.
On voit la mère de Michel Bras faire une sorte de purée.
Là aussi, comme dans d'autres reportages, on le voit courir.
+ interview du réalisateur (9 mn) qui s'est attaché à montrer la genèse de leur création, il les désigne comme des artistes, parle de la dramatique des blancs montés en neige comme fascinante.
L'invention de la cuisine — Michel Bras -— film de Paul Lacoste — 20 €.

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