jeudi 31 janvier 2008

Bob Design

Lampe Bulb, matériau polyuréthane, 750 g — design : Laurent Baulé

Présent cette année au salon NOW à Maison&Objet, Bob design, lancé en 2000 par Laurent Baulé, Pierre Offray et Samuel Baron [Bob étant la première initiale de chaque nom] développe mobilier, graphisme, vidéo, scénographies d'expos et de vitrines.
La lampe Bulb y était exposé avec toutes les couleurs possibles en une grosse grappe de lumières.

Charlie Davidson

Lander Chair

Charlie Davidson, designer né en Angleterre, vit et travaille à Gothenberg en Suède.
A participé à 100 % Tokyo, Foire Internationale du Meuble de Milan, ICFF à New-York et le London Design Festival.
Très beau site.

Egg Chair de Arne Jacobsen

A partir du 1er février 2008, l'Egg Chair de Arne Jacobsen se'ra éditée en 999 exemplaires [édition spéciale pour les 50 ans de l'éditeur de mobilier danois Fritz Hantzen].
Chaque exemplaire, coque extérieure en daim, intérieur en cuir et base en bronze poli à la main est numéroté et un court texte sur l'histoire de ce mythique fauteuil est joint.
Quand j'étais petit, dans les années 60-70, je rêvais de m'y asseoir en feuilletant les MarieClaire Maison de l'époque.
J'avais eu l'occasion d'en voir un exemplaire d'époque à une vente spéciale à la galerie des Blancs-Manteaux il y a quelques années.
Et rituellement, je m'assois dans l'exemplaire en vente au Bon Marché.
C'est un fauteuil extrêmement confortable et j'apprécie son design élégant.

Si Scott

Affiche pour l'exposition de fin d'année des élèves de la Royal College of Arts de Londres

Si Scott est un illustrateur, designer graphique et directeur artistique. Les musiques inspirent son travail. Toutes ses illustrations sont faites à la main. Il est basé au Royaume-Uni et travaille pour, entre autres, MTV, Nike, Paul Smith…

Arianna Vivenzio

Une bibliothèque créée par Arianna Vivenzio, diplômée de l'Université d'Architecture de Gênes (Italie).

Jules de Balincourt


Né à Paris en 1972, depuis vingt ans résident aux Etats-Unis.
Exposé à la Saatchi Gallery à Londres, au palais de Tokyo à Paris, au PS1/Moma à New-York…

Rafael Morgan


Light drop sera produite par la société belge Dark en 2008.

La table Hope table sera éditée par la société belge Sixinch en 2008.

Rafael Morgan est un designer industriel vivant et travaillant à Belo Horizonte (Brésil).

Li Jun

Li Jun "Trapped 2#6" (2006), C-Print

Né à Chongqing (Chine), Li Jun a d'abord étudié au Collège de Littérature et journalisme de Chongqing Normal University, puis s'est consacré à la photographie.
Il vit et travaille à Chengdu (Chine).
Du 30 janvier au 15 février 2008
Galerie M97
N° 97 Moganshan Road 2F
Shangai, Chine
Du mardi au dimanche de 10 h 30 à 18 h 30.

mercredi 30 janvier 2008

Liz Wolfe


Basée à Toronto, Liz Wolfe expose ses photographies dans des galeries au Canada, aux Etats-Unis, en Australie et au Portugal.
Ses images acidulées intriguent et dérangent.

The Chase


dos et dernières pages d'un livre [Coastal Erosion du photographe Jason Orton]

The Chase est un bureau de design graphique basé à Londres, Manchester et Preston. Créé en 1986, il compte une équipe de 46 collaborateurs. Leur champ d'action couvre les secteurs culturels, industriels… (Marks&Spencers, Selfridges, Fujitsu, The Women's Library…).

Lyle Owerko

Lyle Owerko vit à Tribeca (NY) avec Shaundra, sa fiancée et son chien Luna.
Il a photographié l'image en couverture du Time Magazine pour le numéro du 11 septembre 2001.

Une élégance

Marlon Brando en 1951 par Richard Avedon.

Georgia Russell


Le Mariage parfait

Georgia Russell est une artiste écossaise née en 1964 à Elgin.
Elle se sert du scalpel comme d'un crayon ou d'un pinceau et livre ces merveilles en papier découpé dans d'anciens bouquins, journaux, partitions musicales.
Le Victoria & Albert Museum a acquis deux de ses œuvres.
Elle est représentée par la galerie England & Co [ 216 Wesbourne Grove London W11, ouverte du lundi au samedi de 11 à 18 h]

La Muscadette par Sébastien Dégardin


La Muscadette, pâtisserie nichée au 29 boulevard Reuilly dans le 12e à Paris, tenue par Sébastien Dégardin, passionné par son métier, a travaillé avec Troisgros, Pierre Gagnaire avant de s'installer ici. Sa femme présente très gentiment les propositions sucrées.
J'ai goûté le passiflore, un sablé breton couvert d'un crémeux passion avec des dés de mangue poêlés caramélisés et une mousse de chocolat blanc.
Divin, un somptueux moment, l'appareil fond suavement en bouche et le craquant du biscuit procure une autre extase. 4,40 €
J'avais, l'été dernier, choisi une pâtisserie au chocolat, dévorée et appréciée.
Très bonne adresse.
La Muscadette
29 boulevard Reuilly 75012 Paris
01 43 07 77 59

Dylan Kehde Roelofs

Chaque pièce est une histoire de lumière, unique et faite à la main par Dylan Kehde Roelofs qui parle de ses créations comme d'une poétique du filament.
En très petite édition (5 à 10 exemplaires).

mardi 29 janvier 2008

(Untitled) u = ____ [a photographic group show]



Victor Boullet, Self-portrait as a working man with one million missing pixels? 2007, digital print, 11 x 14 inches.

Exposition de groupe à la Fette's gallery.
25 artistes du monde entier ont répondu à l'invitation d'un autoportrait à l'identique format et dans une édition limitée à un exemplaire + 3 exemplaires artiste.
Michele Abeles (us), Melanie Bonajo (nl), Victor Boullet (ch), Clayton Cubitt (us), Flavia Da Rin (ar), Arnaud Delrue (fr), Amy Elkins (us), Roya Falahi (us), Thobias Fäldt (se), Carlee Fernandez (us), Kate Gilmore (us), Kristian Haggblom (au), Anouk Kruithof (nl), William Lamson (us), Eva Lauterlein (ch), Zoren Gold & Minori (jp), Raphaël Neal (fr), Taiyo Onorato & Nico Krebs (ch), Paul Mpagi Sepuya (us), Suellen Parker (us), Tim Sullivan (us), Erika Svensson (se), and Deanna Templeton (us)
Fette's gallery
255 baldwin ave. — culver city, [Los Angeles] ca 90232
Du 11 janvier au 9 février 2008
Ouvert mercredi au samedi de 11 à 17 h.

Simon Kaempfer

Maquette d'une porte constituée de lanières retenues par un simple fil qu'on peut tirer à partir d'un contrepoids et d'un système de lumière rendant cette porte événementielle

Simon Kaempfer vit et travaille à Londres.
Diplômé de la Design Academy de Eindhoven, il travaille pour le StudioIlse depuis novembre 2006 et a participé à l'équipe de création pour le restaurant de Matthias Dahlgren à Stockholm.

Carl-Oskar Linné, le site



Carl-Oskar Linné m'a envoyé l'adresse de son site.

Ola Kolehmainen

Golden Wall (No. 3) — C-print, Diasec (silicon mounted between Plexiglas and Reynobond) — 203 x 257 cm., Ed. 6 — 158 x 200 cm., Ed. 3

Composition of Collected Reflections — C-print, Diasec (silicon mounted between Plexiglas and Reynobond) — 203 x 263 cm., Ed. 6 — 145 x 185 cm., Ed. 3

Ola Kolehmainen est un jeune photographe diplômé de l'Université d'Art et Design à Helsinki en 1999. Son travail représente des détails d'architecture sans aucune pollution visuelle, Ola Kolehmainen éliminant toute gêne pour la lecture de ses images.
Jusqu'au 1er mars 2008.
Galería Senda
Consell de cent, 337 . 08007 Barcelona - Espagne

Stanislav Katz


Stanislav Katz est un designer letton qui développe un style flamboyant avec des objets déroutants. Là, une commode massive reprenant des vases accolés ensemble pour former la masse du meuble.

Henry Julier

Table avec plateau en ardoise servant de tableau
Le vase est la partie en bois qui s'intègre à tous récipients, là des tasses.

Henry Julier, diplômé de la Carnegie Mellon's School of Design de Pittsburgh, vit et travaille à New-York.

Maison tropicale de Jean Prouvé à Londres

Devant la Tate Modern à Londres est exposée la maison tropicale de Jean Prouvé, construite à Brazzaville en 1951.
Co-partenariat Design Museum & Tate Modern.
Du 5 février au 13 avril 2008.
Vendredi & samedi : 10 - 22 et dimanche à jeudi : 10 -18.

Jean Prouvé, ingénieur-architecte lorrain avait conçu ces constructions dans le cadre d'un programme de maisons bon marché pour le continent africain.

Matt Alexander

Prototype Vase. Des plaques d'acrylique sont chacune découpées et ensuite assemblées pour recomposer l'image d'un bulbe de plante.
Matt Alexander, diplômé de la Cranbook Academy of Art, vit et travaille à Brooklyn (NY).

lundi 28 janvier 2008

Ragnheidur Osp Sigurdardottir



Née en 1981, Ragnheidur Osp Sigurdardottir est diplômée de la Iceland Academy of Arts.
Elle a brodé au point de croix différents motifs sur un tabouret Ikea.

Florian Böhm à la galerie f5,6

Florian Böhm — Wait for walk — 48 th st/5 th ave, 2005

La galerie f5,6 présente le travail de Florian Böhm suite à la parution de Wait for walk [Hatje Cantz Verlag].
Florian Böhm photographie la ville et ses habitants à l'arrêt avant de pouvoir traverser comme un moment théâtral.
Galerie f5,6
Ludwigstr. 7 (Odeonsplatz) 80539 Munich (Allemagne)
Du 1er février au 29 mars 2008

Lladro + Bodo Sperlein

Pour Lladro, manufacture de porcelaine créée en 1953 par Juan, Jose et Vicente LLadro, à Almassera (région de Valence), Bodo Sperlein s'est inspiré du goût pour les animaux dans la production de la société pour la collection Re-Cyclos Magical.

La Boulangerie d'Antan à Nantes



Petit week-end à Nantes où je découvre au fur et à mesure des balades cette boulangerie. J'ai goûté à la tarte au fromage blanc et au millefeuille à la framboise.
La tarte est fondante en bouche et le sucre est en bonne balance.
Le millefeuille a son feuilletage caramélisé et un appareil crémeux et puissamment parfumé. Pris aussi un pain rustique. D'autres pains sont proposés : pain des carmélites (pain au levain, mie très aérée, farine sélectionnée), pain biscodeau (mie blanche, très serrée)…
Infini plaisir de goûter à de délicieuses pâtisseries et de manger du bon pain.
Les deux pâtisseries : 4 €.
Il y a deux Boulangeries d'Antan à Nantes
• 19 rue de Verdun — 02 40 47 18 38 — Fermée le mercredi
• 5/7 rue des Carmes — 02 40 47 59 46 — Fermée le dimanche

Sara Hofmann

Diplômée du Art Center College of Design de Pasadena (Californie), de l'Université des Sciences Appliquées à Munich (Allemagne).
Sara Hofmann vit à Los Angeles.

Olafur Eliasson



Partir à New-York cet été où Olafur Eliasson présentera quatre installations. Des cascades d'eau artificielles situées à différents points de Brooklyn, Manhattan et Governor's Island. Ces installations se termineront à la mi-octobre 2008 et seront en action de 7 à 22 h chaque jour.
Olafur Eliasson, artiste danois né en 1967, interroge les notions de nature et de culture et tente d'inciter le public à un autre regard sur laNature au travers d'installations décalées et surprenantes.

dimanche 27 janvier 2008

Horst Kiechle


Horst Kiechle est un architecte australien, né en 1960 en Allemagne. Il vit actuellement à Bangkok.
Il développe des "Archisculptures" avec toutes les potentialités du papier.

Souvlaki Space Station



Joao Paulo Alvares, artiste brésilien vivant à Sao Paulo. Magistral coup de crayon !

Surface to Air

Fondé par Nicolas Jones, Santiago Marotto (photographe), Jérémie Rozan et Aldric Speer, Surface to Air réunit plusieurs entités.
D'abord deux boutiques : la première ouverte en 2000 au 46 rue de l'Arbre Sec à Paris 1er et la seconde ouverte l'année dernière au 68 rue Charlot à Paris 3e où sont distribuées des lignes de vêtements de créateurs sélectionnés.
Depuis 2001, ils s'occupent de direction artistique pour L'Oréal Luxe, Louis Vuitton, le Ministère de la Culture, Tsumori Chisato, Jane Birkin…
Depuis 2003, même s'ils n'aiment pas le nom de salon pour ce Rendez-Vous où sont présentés aux professionnels des designers soigneusement triés.
Et depuis 2004, une collection homme Surface to Air Men.

Patrick Gildersleeves



Patrick Gildersleeves, né en 1985, basé à Leeds au Royaume-Uni, écrit aussi des chansons et des nouvelles et dessine beaucoup.
Né en 1985 et membre de Danger!FunBoysIllustrationCollective.

Gosia



Gosia est une illustratrice, née en Pologne, actuellement basée à Toronto au Canada.
Elle admire les maîtres affichistes polonais.

Simon Husslein



Simon Husslein a complété ses études à l'Université de Sciences appliquées à Darmstadt en Allemagne en 2000.
Puis il a travaillé dans différents bureaux comme designer à Munich, Francfort et Tokyo. Il a dirigé des projets avec Hannes Wettstein pour BMW, Cassina, Lamy, Panasonic, Unifor et Sony.
Depuis son diplôme en design du Royal College of Art à Londres en 2007, il envisage d'ouvrir un bureau à Shangaï.

Denis Darzacq






J'avais vu une exposition à la Galerie Vu [2 rue Jules Cousin 75004 Paris], l'année dernière et les images de Denis Darzacq m'ont étonné.
J'étais resté un long moment à regarder image après image.
Denis Darzacq est diplômé de l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs), a collaboré au journal Libération, réalisé des affiches de spectacles pour la Cité de la Musique et des catalogues de mode pour Agnès b.
Acheté par le FNAC (Fonds National d'Art Contemporain) en 2005 et représenté par l'agence VU.

vendredi 25 janvier 2008

Waive de Matthias Pliessnig


Ce banc est une création du designer Matthias Pliessnig, diplômé de la Rhode Island School of Design (dont le nouveau directeur est John Maeda).
Matthias Pliessnig a exposé au Salon du Meuble à Milan et se considére comme un designer-artisan. Il travaille lui-même ses pièces.
Pour ce banc, l'idée lui est venue après avoir fabriqué, durant l'été 2005, un bâteau. Il s'est inspiré des techniques utilisées pendant ce travail et a développé tout un processus à partir des courbes.
Waive est composé de courbes sophistiquées rendant ce banc léger et solide.
Matthias Pliessnig élabore actuellement des versions plus imposantes de Waive.

Exceptions gourmandes de Philippe Conticini


J'avais acheté son livre Tentations paru chez Marabout pour la beauté de l'objet, son format, sa mise en page. J'aime le lire sur une table, tourner les grandes pages. Une sorte de temps suspendu, luxueux.
Et puis j'ai testé des recettes. Les temps sont justes, le déroulé cohérent et les ingrédients bien dosés. Extrêmement satisfaisant.
Je suis passé, hier, à Exceptions gourmandes l'espace que Philippe Conticini a ouvert au 4 place du Marché Saint-Catherine à Paris 4e et choisi une sucette chocolat au lait-orange et un sablé normand au beurre d'Isigny.
La sucette est une coque de chocolat comprenant une crème parfumée à l'orange, explosive en bouche une fois la coque brisée.
Ensuite, le sablé. Belle robe brune à l'extérieur, cœur pâle à l'intérieur, une texture fondante et en bouche, une saveur délicieuse de beurre frais sans notes lourdes.
Un moment élégant et délicieux.
Les deux petits nougats, offerts, très délectables.
1 € la sucette et 1,90 € le biscuit.
Exceptions gourmandes (Philippe Conticini)
4 place du Marché Sainte-Catherine 75004 Paris
01 42 77 16 50
du mardi au dimanche de 12 h à 19 h.

jeudi 24 janvier 2008

Légumes par Erwan Frotin



Erwan Frotin, né à Toulon en 1978, vit et travaille entre Paris et New-York.
Diplômé de l'Ecal (Ecole Cantonale d'Art de Lausanne).
A exposé à la villa Noailles à Hyères, chez Colette à Paris, à Milan, en Pologne…
Publie dans Vogue Paris, Crash, Wallpaper, The New York Times Magazine, Dazed & Confused, Libération, View on Colour…

Poste mon Amour

C'est une exposition des photographies de Jean-Luc Cramatte, nommée Poste mon Amour où le photographe a recensé plus de 150 bureaux de poste suisses, vidés de toute présence humaine.
Jean-Luc Cramatte né à Porrentruy (Suisse) en 1959, vit et travaille à Fribourg.
Photoforum Pasquart
Seevorstadt 71-75 faubourg du Lac
CH - 2502 Biel Bienne
Du 27 janvier au 30 mars 2008

Les vases en papier de Studio Libertiny






Edités en 10 exemplaires d'une série de 5, ces vases en papier sont fabriqués à partir d'une masse de feuilles comprimées en un bloc travaillé au tour comme un guignol de bois.
Le studio Libertiny les a présentés à Design Miami 07.
Un arbre est imprimé sur la façade du vase, le papier étant fabriqué à partir de bois.

Les vases en miel de Studio Libertiny


40 000 abeilles ont fabriqué ce vase pendant une semaine pour le Studio Libertiny, un atelier de design basé à Rotterdam aux Pays-Bas, dirigé par Tomas Gabzdil, ancien étudiant de la Design Academy de Eindhoven.
Le vase a été montré à l'exposition Smart deco 2 des Droog Design à Milan en avril 2007.
Tomas Gabzdil appelle ce procédé de "prototypage lent". Il explique aussi que le principe choisi est un peu un retour aux sources puisque ce vase contiendra des fleurs dont les abeilles se sont nourries pour produire leur miel.

mercredi 23 janvier 2008

Les sculptures en papier de Richard Sweeney

dodecahedron — 70 cm de diamètre — photo Richard Sweeney

icosahedron — 40 cm de diamètre — photo Richard Sweeney

Enfant, Richard Sweeney pratiquait l'origami, ce qui expliquerait cette dextérité dans la fabrication de ses sculptures.
Pour lui, le papier est idéal pour les travaux expérimentaux, confortable à manipuler.
La nature lui inspire
ces formes organiques.

Madelene Björk

J'aime l'application du trait d'un croquis à sa réalisation physique.
La lampe et la table ont été fabriquées avec un simple fil d'acier.
Font partie de trois projets présentés par Madelene Björk, diplômée du Buckingham Chilterns University College pendant le salon New Designers 2007 à Londres.

Pâtisserie viennoise

Je ne me rappelle plus quand je suis arrivé à Paris. Est-ce en 1981 ou 1982, ou avant ou après, mais ce n'est pas bien important. Ce n'est qu'aujourd'hui, à 46 ans, bientôt 47 ans, que je rentre dans cette pâtisserie. Parfois, je m'étais arrêté pour regarder les propositions de gâteaux et comme la voie est extrêmement étroite, très vite, je partais. Il n'y a quasiment pas de trottoir et si je restais, j'empêchais les gens de passer. Comme la route est très passante, c'était potentiellement dangereux.
Accueil très gentil, patient. Spontanément, tous les gâteaux sont présentés. Le pâtissier est monsieur Guillot. Le nom de la maison reflète les spécialités d'Europe centrale qu'elle propose depuis 1928 : apfelstrüdel, flanni, beigli, stengli, forêt noire, dobosch, sacher…
J'ai choisi un kiffi, spécialité hongroise à base de brioche et d'une pâte au pavot. Tendre.
Et un craquant, une mousse chocolat sur un feuilleté craquant. Délicieux, belle présence du chocolat et concassage du craquant prolongeant son goût.
5,60 € pour les deux pâtisseries.
Pâtisserie viennoise
8 rue de l'école de médecine 75006 Paris
Il y a aussi un salon de thé avec des tables sombres. Fermeture samedi et dimanche.

John Sabraw


John Sabraw est un peintre anglais de paysages hyper-réalistes, né en 1968.

Exposition à la McCormick Gallery
835 w Washington Blvd — Chicago
Du 19 janvier au 16 février 2008

Andreas Gefeller

Andreas Gefeller
Sans titre (Office floor 2)
Düsseldorf, 2007
148 x 282 cm
courtesy Thomas Rehbein Galerie


Du 25 janvier au 1er mars 2008
Thomas Rehbein Galerie
Aachener Str. 5, 50674 Cologne — Allemagne

Kurt et Walter



Association de 2 photographes Kurt et Walter, beau site, photographies étonnantes.

mardi 22 janvier 2008

Type-Oh


Le site Type-Oh est très inspirant.

Verso Diverso de Nicolas Lemoigne

crédit photo ECAL/Anoush Abrar

crédit photo ECAL/Anoush Abrar

Nicolas Lemoigne a étudié à l'Ecal.
Cet objet nommé Verso-Diverso [verse-eau—diverses eaux] a gagné le prix Designboom Re-think/Re-cycle. Le lendemain de la remise du prix, la société italienne viceversa a contacté Nicolas Lemoigne pour produire Verso-Diverso.

Alexis Georgacopoulos

Coupe à fruits Newton en céramique (24 x 23 x 23) en autoproduction
photographe : Anoush Abrar

Alexis Georgacopoulos, né en 1976 à Athènes, vit et travaille à Lausanne.
Depuis 2000, responsable du département design industriel de l'Ecal, Ecole cantonale
d'art de Lausanne, il développe parallèlement une activité de designer indépendant.

Beate Gütschow à Berlin

LS#13, 2001 — 108 x 85 cm — courtesy Louise & Erik Franck Collection

S#24, 2007 — 212 x 177 cm — courtesy Louise & Erik Franck Collection

La photographe Beate Gütschow, née en 1970 à Mayence, a étudié de 1990 à 1997 à la Hochschule fur bildende Künste de Hambourg.

Elle explique : « Mes photographies sont des montages : des compositions créées à partir d’un grand nombre d’éléments différents, de 20 à 80 selon les oeuvres. J’utilise Photoshop pour construire les images finales mais je photographie les images source moi-même. Pour en trouver les motifs, je visite des banlieues un peu partout dans le monde. J’utilise des appareils photo analogiques… Nous nous attendons généralement, de la part du reportage photographique, à une information précise à propos d’un événement. Mes oeuvres sont tout le contraire : mes images sont sans raison, ne se fondent pas sur un événement, elles sont complètement déconnectées de la réalité, même si elles semblent réelles. »

Du 25 janvier au 24 mars 2008
Galerie Haus am Waldsee
Argentinische Allee 30, 14163 Berlin

Deux restaurants à Stockholm par Ilse Crawford


A Stockholm, en mai 2007 s'est ouvert deux espaces de restauration au Grand Hotel Stockholm conçus par le studio de Ilse Crawford (ancienne rédatrice en chef du Elle Decor anglais). Le premier est un lieu de restauration rapide, le Matbaren. Le second est un restaurant plus classique, le Matsalen. Tous deux sont dirigés par le chef cuisinier Mathias Dahlgren, chef de file d'une nouvelle cuisine suédoise régionaliste.
Ilse Crawford et son équipe ont choisi des meubles designs contemporains (chaises de Vico Magistretti), des pièces vintages (lampes de Jørn Utzon’s Tivoli), récupéré du mobilier d'origine de l'hôtel, rafraîchi et livré des créations du Studio Ilse spécifiques aux deux lieux de restauration.
Matsalen et Matbaren au Grand Hotel
S. Blasieholmshamnen 8
SE-10327 Stockholm

chocolat + scrabble


Cadeau fait maison offert à une amie par Matt & Mary. Très beau site tout simple.

lundi 21 janvier 2008

Des chocolats

Chocolat [un détail de plan de la ville de Turin en vue aérienne] conçu par le bureau italien de design jjuice (Sergio Viotti + Giuliana Succo) pour la patisserie Gertosio au 34 via Lagrange à Turin en Italie.
Cette pâtisserie développe une ligne de chocolats (Lagrange 34) où des designs, des créations formelles singulières sont expérimentées.

Avec Paul McCarthy

A la galerie Ego se tient une exposition de la photographe espagnole Victoria Campillo à partir du 17 janvier jusqu'au 15 mars 2008. La photographe, comme à son habitude, mélange art, publicité, nourriture et mode. Tous les portraits portent un polo Lacoste et suivant l'artiste représenté, le plat contient un ingrédient le représentant (Damien Hirst, un poisson ; Paul McCarthy, une tête de porc…)
The Last Supper à l'ego gallery
Enric Granados, 9 (08007) Barcelona
du 17 janvier au 15 mars 2008

Table désordonnée



La société de design polonaise AZE créatrice de cette nappe (MESSY) raconte l'histoire d'un repas animé où les différents plats se retrouveront dans une composition désordonnée, reflet des restes d'une soirée arrosée…

Exposition de dessins anonymes

L'espace d'art temporaire Blütenweiss à Berlin a été inauguré en octobre 2006 avec la manifestation artistique Dessinateurs Anonymes réalisée par Anke Becker.
La prochaine aura lieu les 5 et 6 avril 2008.
Pendant une soirée et deux journées, environ 300 dessins sélectionnés seront exposés, les auteurs restant anonymes.
Chaque dessin exposé peut être acheté au prix de 150 € pendant l'exposition (100 € pour l'artiste, 50 pour l'organisation).
L'acheteur emporte son dessin, ce qui fera apparaître le nom de l'artiste.
Les artistes sont prêts à renoncer à leur identité en faveur de leur création.

Envoyer avant le 8 mars 1 à 3 dessins originaux sur papier (maximum A3), nom et signature au verso, nom, adresse et email sur une feuille à part, enveloppe de retour adressée, pour le port de retour virer 8 € via Pay Pal au compte de info@bluetenweiss.berlin.de

Gogoparis — Carl-Oskar Linné



A partir de ce soir et jusqu'au 27 janvier
Exposition GogoParis avec le photographe Carl-Oskar Linné
OFR Marais, Galerie, 20 rue Dupetit-Thouars, Paris 3e.

Rivages par Harry Gruyaert

Photographies de lignes d'horizon : Ostende - Venise - la Baie de Somme - Nice, La baie des Anges
Toute l'exposition baigne dans la musique de Louis Dandrel, ce compositeur dédiant ses œuvres à des espaces publics : Mont Saint-Michel, La Villette à Paris, à Hong-Kong, Osaka, en Estonie…
C'est au Bon Marché jusqu'au 16 février.

La botterie s'expose


Très déçu de cette exposition. Scénographie bâclée. Graphismes empilés, pollués et dysharmonieux. Exiguité de l'espace, circulation gênée.
Je pourrais continuer encore et je préfère abréger. Dispensable.
La botterie s'expose
Le Clos de la Commanderie
11 place Jean-Baptiste Clément 75018 Paris
Jusqu'au 31 janvier

dimanche 20 janvier 2008

Chez Valentin

Jusqu'au 16 février
Galerie Chez Valentin
9 rue Saint-Gilles 75003 Paris

La cuisine

La cuisine est un espace d'exposition et de débat dédié à la création artistique contemporaine de la ville de Nègrepelisse, dans le Tarn et Garonne.
La cuisine axe sa réflexion sur l'alimentation, les usages de la table présents et futurs.
Lieu ouvert à tous publics, ce centre invite les artistes, designers et divers professionnels en relation avec le secteur alimentaire à travailler sur des projets liés au manger.
Stéphanie Sagot dirige ce centre installé au 3, place du Monument aux Morts à Nègrepelisse.

Bouchées doubles est une publication des éditions Jean-Michel Place suite à l'exposition Bouchées doubles présentée du 17 juin au 17 septembre 2006 à l'Abbaye de Belleperche, centre des arts du goût et de la Table à Cordes-Tolosannes puis du 19 au 30 septembre 2006 au Moulin de Nègrepelisse et du 14 au 16 octobre 2006 au Salon de l'artisanat à Montauban.
Une rencontre entre 10 designers et 10 artisans du Tarn et Garonne.
Un designer + un artisan, chaque binôme a réfléchi à produire une proposition différente, compte-tenu des différents métiers. Ce travail a généré des résultats pour la plupart commercialisés au terme de la recherche sauf un (les Bonbons de Monsieur Oustry).
La liste des participants avec en gras le designer puis l'artisan en partenariat :
Marc Brétillot chez Jean-François Domerc, Boucherie Domerc à Moissac pour le Biòu Budel (3,50 €)
Stéphane Bureaux chez Marie-France et Bernard Donnadieu, Boulangerie Donnadieu à Saint-Antonin Noble Val pour la Mannée bis (3,20 €)
Ilan Waiche chez Cyril Simon, restaurant L'Auberge de Bardigues à Bardigues pour le Saturne de foie gras (12 €)
Florence Doléac chez Jérôme et Nathalie Allamigeon, Pâtisserie Alexandres à Montauban pour le Blind Tasty (35 €)
Nathalie Bruyère chez Pascal Titeux, Restaurant L'Ancre Marine à Canals pour la Rose des mers (25 € le menu)
Mathieu Chollet chez Philippe Médal, Conserverie Aux délices de Caylus à Caylus (de 3,90 € à 4, 50 €)
La Cellule - Emmanuelle Becquemin et Stéphanie Sagot chez Estelle Allard et Laurent Bassinot, Fromagerie l'Affine Bouche à Montauban pour l'affine bûche (4,05 €)
Vincent Cuzin chez Bruno et Manuela Marlas, Boulangerie Marlas à Beaumont-de-Lomagne pour Palette (0,90 € le sachet de 4 tranches)
Rodolphe Dogniaux chez Jack Courmont, Brasserie Oc'ale à Lafrançaise pour Du local à la Oc'ale (3 €)
Hugues Desbrousses chez Michel Oustry, Charcuterie Oustry à Réalville pour Les Bonbons de Monieur Oustry (saucisse sèche apéritive) non commercialisé


Blind Tasty de Florence Doléac pour la Pâtisserie Alexandres à Montauban
(actuellement, cette pâtisserie n'est plus proposée suite aux difficultés de sa réalisation)

Palette de Vincent Cuzin pour la Boulangerie Marlas à Beaumont-de-Lomagne
(n'est plus proposée, l'effet curiosité s'étant estompé, la gestion de ce produit devenait difficile)

Boci à Barcelone


Une pâtisserie découverte par hasard. L'espace est blanc séparée en deux salles, celle du bas présente toutes les créations du pâtissier. Une vitrine est composée de gâteaux, l'autre comporte des propositions salées (pas goûtées). Il y a toutes une série de micro-bouchées de différents parfums, compositions, préparations (chocolat, fruits, crème…) et des pâtisseries individuelles (celle que j'ai choisi est un biscuit comprimant une crème avec des brindilles de mangue) élaborées suivant des critères esthétiques affirmés.
La salle du haut a une table longue et quelques petites sur le côté. Un comptoir où une machine livre les boissons chaudes en libre-service et des tiroirs-réfrigérateurs où des jus de fruits, des sodas ou des eaux sont à disposition. Chaque consommation est facturée au passage à la caisse avant de partir.
L'atmosphère est détendue, chaleureuse. Une femme avec son enfant prend une bouteille de jus de fruits, se prépare un café, pose ses consommations sur la table. Un groupe s'assied à la grande table et réchauffe les plats au micro-ondes. Un monsieur lit son journal en mangeant une assiette de petites pâtisseries (vendues au poids).
Le gâteau était difficilement mangeable, le design rendant l'acte compliqué, les petites pâtisseries étaient toutes délicieuses.

Boci
112 via Augusta 08006 Barcelona

samedi 19 janvier 2008

Carrot cake


Au Centre culturel suédois, dans le 3e. Un carrot cake, tout autre que celui de Rose Bakery, ma référence. Le glaçage est grossièrement étalé et le gâteau est peu chargé en saveurs. Quelques morceaux de carotte dans une pâte aérienne. Et hop, direction l'exposition.
Actuellement sont présentées les maisons rouges, une exposition sur l'histoire d'une couleur marquant l'architecture suédoise en bois, d'abord utilisée pour sa conservation pour finir comme un symbole national.
La composition du pigment peut varier. Dans la petite salle, la recettes et ses composantes sont présentées.
Dans la grande salle sont présentés différents exemples d'hier et d'aujourd'hui de ces maisons rouges.
Jusqu'à fin janvier.
Centre culturel suédois
Hôtel de Marle
11 rue Payenne 75003 Paris
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 12 h à 18 h.

Les bibliothèques par Frédéric Lebain à la galerie Philippe Chaume


J'avais vu l'exposition "Freddie et la Chocolaterie" toujours de Frédéric Lebain à la galerie Philippe Chaume où des objets du quotidien était recouvert d'un velours de chocolat.
Là, Frédéric Lebain regarde les bibliothèques de ses contemporains.
Jusqu'au 16 février 2008
Galerie Philippe Chaume
9 rue de Marseille 75010 Paris — 01 42 39 12 60
du mardi au samedi de 12 h à 19 h 30

vendredi 18 janvier 2008

Passage Salarnier, Paris 11e

J'ai tendance, en ce moment, à retourner sur les lieux où j'ai travaillé, vécu ou simplement traversé. Cet immeuble se trouve dans le passage Salarnier, et j'avais eu l'occasion d'y travailler pour le Syndicat de la Magistrature. Et là, je vois que des travaux sont en cours pour la totalité du bâtiment. Surprenant la pose de ces plaques de couleurs en attendant de replacer les fenêtres. En s'approchant, on remarque que les plaques sont faites avec des planches ou des matériaux dans la couleur, agrégés ensemble assez grossièrement. Une forme de poésie, un cadeau.

ainsi répondit la racine de curcuma


ainsi répondit la racine de curcuma — Gyan Panchal
Jusqu'au 23 février 2008
galerie frank elbaz
7 rue Saint-Claude 75003 Paris

Gyan Panchal est né en 1973, vit et travaille à Paris, exclusivement avec des matériaux standards qui composent notre environnement d’aujourd’hui.

Propositions lumineuses 2 à la galerie Alain Gutharc

Mathieu Mercier


Daniel Firman


Claude Lévêque


Ingrid Luche

12 créateurs ont élaboré une lampe soit en exemplaire unique, soit en éditions multipliées suivant les commandes.
Jusqu'au 23 février.
Galerie Alain Gutharc
7 rue Saint-Claude 75003 Paris

Pâtisserie L'Ecureuil

Suite à un billet de Christophe Michalak, je me suis rendu à la pâtisserie L'Ecureuil 96 rue de Lévis 75017 Paris.
J'ai été extrêmement charmé par l'accueil de Laurence Edler, responsable de la pâtisserie. Elle porte une infinie attention aux souhaits de sa clientèle, écoute soigneusement leurs impressions et avec son équipe s'applique à rendre le meilleur service possible.
Le pâtissier s'appelle Julien Meunier.
J'ai choisi le dôme café [fondant chocolat et craquelin avec une crème café]. L'amertume du café est subtilement marqué, la note est juste. 4,50 €

Le Beaumont : Pommes du pays d'Auge confites au calvados, crème brûlée parfumée au gingembre, dacquoise chocolat. Une parfaite balance du sucre. On éprouve du croquant, du suave et du moelleux. Le goût de la pomme est sublimée à tel point que mangeant une pomme à un autre repas, j'ai immédiatement retrouvé le goût du Beaumont. Mémoire magique. 4,50€.

Les arlettes sont délicieuses, craquantes, fondantes. 7 €.

Les pâtisseries sont déclinées suivant les saisons et fabriquées avec des produits ultra frais et de la meilleure qualité.

Pâtisserie L'Ecureuil
96 rue de Lévis 75017 Paris — 01 42 27 28 27
Ouverte du mardi au samedi de 9 h à 19 h et le dimanche de 10 h à 13 h.

Blogday — 31 août 2008

Dans le ANOUSparis (n°379, semaine du 14 au 20 janvier 2008), à la rubrique A vos agendas, j'apprends le 31 août comme le Blogday. Le terme est anglais, l'événement mondial. Toute la journée du 31 août, tous les bloggers posteront un article recommandant 5 nouveaux blogs pour ouvrir la blogosphère.
Le 31 août, je serai peut-être en vacances dans un hôtel sans accès à l'internet et puis si toute l'année en naviguant, emballé par des blogs que je m'empresse présenter sur mon blog, autour de moi, est-ce que ça compte.
Ça me fait penser à Noël, la Saint-Valentin, le 14 juillet, le Nouvel an, la Fête de la Musique, une obligation.

jeudi 17 janvier 2008

13 à table — 34 rue de Rivoli 75004 Paris


Le groupe Deshoulières, porcelainier depuis 1826 et premier producteur français, vient d'ouvrir le 6 décembre 2007 à Paris un concept-store dédié exclusivement à la cuisine.
Sur 3 étages, le magasin présente une sélection de basiques, d'ustensiles indispensables et des collections saisonnières. Egalement un peu de littérature culinaire, une petite proposition de produits alimentaires. Des cours de cuisine sont dispensés par le chef Martial.
Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 19 h.
J'ai cru par la couleur du logo à une déclinaison du BHV.

Le pain du Moulin de la Vierge

C'est un pain de campagne. 3,90 €. Acheté au Moulin de la Vierge. Je prends leur pain quand j'ai l'occasion de passer près d'une de leurs adresses.
Chaque fois, c'est une pure délectation. La croûte craque, la mie est goûteuse.
Farines sélectionnées, biologiques et surtout cuissons impeccables des différents pains.
Les adresses :
105 rue Vercingétorix 75014 Paris (four à bois, le plus vieux de Paris, four à bois à "gueulard" Lefort construit en 1907)
82 rue Daguerre 75014 Paris (four à bois)
64 rue Saint-Dominique 75007 Paris
166, avenue de Suffren 75015 Paris [on la voit du métro, sur la ligne Nation-Charles de Gaulle)
6 rue Levis 75017 Paris

Au musée Zadkine, Marie-Louise Chapelle [19/07/07]


Jeudi 19 juillet 2007, 13 heures au Musée Zadkine.
Dans le cadre du festival Paris Quartier d'été et en prolongement de l'exposition "Inverse Times" d'Angela Detanico et Rafael Lain, 4 lectures de poésie contemporaines se déroulent au musée Zadkine.
Ce jour-là, Marie-Louise Chapelle. Née en 1974, poète et relieur.
Elle a écrit Lumier(E) in Fin n°7 publié en décembre 2000 et avec Emmanuelle Pidoux, a créé des livres d'artiste :
• Corps finis quelconques et fractions qui s'en déduisent par la méthode d'approximation successive
• La fille avec laquelle j'allais à l'hôtel
• Plus-value
Je reprends le texte de présentation de l'association Paris Quartier d'été :
Mettre de Marie-Louise Chapelle, poète et auteur de livres d'artiste, propose une expérience des limites — du sens, des formes et des pratiques, des corps comme du texte.
J'arrive à 13 heures précises et la salle est déjà pleine, aucune place assise n'est disponible et l'auteur semble avoir déjà entamé sa lecture depuis un bon moment. Comme il fallait réserver, je dois me rendre à l'accueil où je donne mon nom. Quand je signale que la séance a largement commencé alors qu'elle était annoncée à 13 heures, personne ne reconnaît le problème. D'autres arriveront plus tard, perturbant au passage la lecture. Je me place, debout, en appui contre un mur. Marie-Louise Chapelle a une toute petite voix et ce n'est pas le micro qui améliore la portée de sa voix. Je suis malentendant et je ne perçois rien, juste cette respiration oppressée. Elle lit de manière hachée et de temps en temps jette un regard dur sur le public. J'ai l'impression qu'elle a peur, qu'elle préfèrerait être ailleurs, que ça lui est pénible de lire face à des inconnus. Et puis, je fatigue et décide de partir.

mercredi 16 janvier 2008

Mollard, malheureusement

Nuit Blanche 2007. Après avoir visité une exposition dans le bâtiment des francs-maçons dans le 17ème, direction Mollard au 115 rue Saint-Lazare Paris 8e. Immédiatement, le décor s'impose et les ans passés sans respect pour ses différentes parties, au fur et à mesure, devient évident. Des ajouts grossiers comme des lampes sans correspondance avec le style d'origine, des dessertes laides dans les coins, le motif et la couleur du tissu des nappes absolument immondes provoquent une dépression et les plats commandés ne vont pas régaler. Un restaurateur a ce formidable métier de servir à des clients de la nourriture préparée avec suffisamment de générosité et d'amour pour les enchanter. Chez Mollard, il faut oublier, le rata servi est sans goût, avec des bouts de salades placés bêtement pour faire chic. Tout est fade, tristement laid et apparaît à la pensée ce gâchis de tant de possibilités : une bonne place, un beau lieu à l'origine, un espace suffisamment vaste pour bien accueillir les mangeurs. Ce qui pousse à quitter la table rapidement et essayer d'oublier cette erreur.

Pour en finir avec Montpellier (Holiday Inn)

Une chambre au Holiday Inn, 3 rue Clos René à Montpellier. Première surprise à l'arrivée : l'internet n'est pas compris dans le prix de la chambre (140 € quand même) alors que sur le site de réservation oui. Très particulier à la France, les hôtels ne fournissent l'accès à internet que payé en plus du prix de la chambre. Pas très élégant.
L'état de vétusté du bâtiment est visible. Dans l'escalier de l'hôtel, le tapis de marche est posé à même un sol dégradé. L'hôtel fait partie d'une chaîne internationale et avec leur potentiel financier, cette société aurait la capacité d'être soigneuse pour ses établissements.
Le petit déjeuner comporte des petites viennoiseries, du pain industriel, des portions de fromage industriel comme les yaourts en pots de plastique. La bouilloire électrique a son couvercle ôté, faire bouillir répand l'eau autour. L'hôtel est classé 4 **** !
Au départ, une taxe de séjour est comptée en plus.
Bref, pour Montpellier ne surtout pas descendre à cet hôtel.

Huile de noix de macadamia


La noix de macadamia est aussi appelée noix de macadam ou noix du Queensland. Découverte il y a 500 ans par les aborigènes en Australie et redécouverte en 1858 par 2 botanistes. Son nom lui a été donné en hommage à l'un d'eux, le scientifique John Macadam (1827-1865). Egalement cultivée à Hawaï, en Afrique du Sud, au Costa-Rica, au Brésil et en Californie.
Le fruit est très riche en huile (78 % avec près de 60 % d'acides gras polyinsaturés), en minéraux, hydrates de carbone, calcium, phosphore, protéines et vitamines A, B1 et B2. Extraction exclusivement par pression à froid et filtrage, utile pour l'alimentation aussi bien que la cosmétique.
La saveur de la noix de macadamia rappelle celle de coco.
Au goût, c'est plutôt le métal que je ressentais. Je trouve l'huile plutôt neutre, ce goût de métal étant à peine perceptible.
C'est un produit importé d'Afrique du Sud et conditionné en France. La bouteille contient 200 ml.
Je lis sur l'étiquette : C'est un aliment très énergétique qui diminuerait les risques d'accidents cardio-vasculaires. Sans cholestérol (inscrit plusieurs fois sur la bouteille).
Se conserve à température ambiante à l'abri de la lumière.
Saveurs d'Afrique Moriba. Acheté chez Auchan, très, très cher.

mardi 15 janvier 2008

Rue Orfila, à Paris 20e

Intrigant bâtiment sans fenêtre, avec des morceaux de grille sur la façade semblant inachevés, en attente… Je passe souvent devant et je n'ai pas remarqué d'inscription le signifiant ou le présentant. Une masse avec un traitement chromatique qui a certainement demandé un effort financier. Je me suis arrêté et j'ai pris plusieurs images. Je n'ai pas cherché de renseignements. Je laisse le mystère s'installer.

Cheong Kwang Ho


C'est à la Galerie Lumen
20 rue de Thorigny 75003 Paris
jusqu'au 22 janvier

Soirée Sensationnelle


Ce 10 janvier à Paris, quelque part dans l'Ile Saint-Louis.

Marie Chemorin, écrivain culinaire, cuisinière et donne aussi des cours de cuisine, a élaboré un menu dont chaque plat est conçu comme un trompe-l'œil.
J'ai cru que c'était du maquereau pour les galettes en entrée et non, c'était de la grenouille.
Puis la soupe rouge, j'ai cru discerner de la courge mélangée à de la framboise pour se révéler être de la marmelade de tomates.
Ensuite, la soupe verte, j'ai pensé à de l'avocat. Non, c'était des épinards très finement mixés à de l'huile.
Ce que j'ai appelé les navettes, j'ai cru à des morceaux de soja alors qu'elles étaient remplies de viande.
Un autre bol rempli d'une crème sombre. En cherchant, nous avons pensé à de l'oseille. Finalement, Marie Chemorin a révélé l'aubergine.
Pour le dessert, je n'ai rien ressenti pour la boule orangée mais j'ai bien deviné le lait, la crème pour la base liquide.
J'ai adoré échangé avec Christine Barbe nos expériences sociales et apprécié les bijoux de Delphine pour La fille du Consul.
Par contre, j'ai trouvé un peu pénible le côté entrepreneurial de la soirée en général. Une sorte d'atmosphère de club d'affaires. J'avais naïvement cru à une soirée fantastique voire poétique et j'étais assez excité au début de la soirée mais au fur et à mesure de son avancée, je me suis copieusement ennuyé.

Petits sablés au pavot et à la vanille


Ronds et bons comme c'est écrit sur la boîte Michel et Augustin.
Je reprends textuellement leurs ingrédients : 2 cuillers à soupe de farine de blé, 1 noix de beurre frais, 1 cuiller de sucre cassonnade, des graines de pavot bleu (6%), 1 larme de jaune d'œuf, quelques gouttes d'extrait de vanille naturelle (1%), 1 pincée de sel marin et 1 larme d'œuf entier. Le tout empaqueté en 5 petits sachets de 3 biscuits totalisant 105 g.
Si vous avez une idée, une recette :
Michel & Augustin
La Bananeraie
20 rue de Pondichéry 75015 Paris
01 53 28 26 40
• Je confirme, c'est bon. En plus.

lundi 14 janvier 2008

Année Internationale de la Pomme de terre 2008


Officiellement inaugurée au siège des Nations-Unies à New York le 18 octobre 2007.
Cultivée dans le monde entier, la pomme de terre fait partie de la famille des Solonacées. Solanum tuberosum est divisée en 2 sous-espèces : andigena, adaptée aux jours courts et cultivée dans les Andes et tuberosum, cultivée dans le monde entier.
La Chine est devenue le premier producteur mondial de pommes de terre et quasiment un tiers de tous les tubercules sont désormais récoltés en Chine et en Inde.
Jusqu'au début des années 90, culture et consommation essentiellement en Europe, Amérique du Nord et Russie. Depuis, forte progression en Asie, Afrique et Amérique latine où la production est passée de 30 millions de tonnes à plus de 165 millions de tonnes en 2005.
Cultivées il y a environ 8000 ans près du lac Titicaca, à la frontière entre le Pérou et la Bolivie.
Le Centre international de la pomme de terre détient 7500 différentes variétés de pommes de terre (dont 1950 sauvages).
Quatrième culture vivrière mondiale après le maïs, le blé et le riz.
Superficie des cultures de pommes de terre : 195 000 km2.
Les parties vertes de la peau et les feuilles de la plante sont toxiques.
En Europe, on en mange 96 kgs par personne, soit quasiment 2 kilos par semaine. Dans les pays en développement, 21 kgs.
La Royal Jersey, de Jersey, est le seul légume anglais doté d'une appellation d'origine de l'UE.
La Lapin puikula, cultivée en Finlande, dans des champs baignés par le soleil de minuit.
La Tubira, cultivée en Afrique de l'Ouest, à chair blanche et peau rose.
La Kipfler, originaire d'Allemagne, forme allongée, chair crème, bonne en salade.
Vous pouvez envoyer vos idées de recettes, vos remarques sur les pommes de terre : potato2008@fao.org.
Repéré sur chocolate&zucchini

Arielle Dombasle ne cuisine pas

Je suis sûr que l'image a été abondamment retouchée. Je n'ai, pour l'instant, pas d'information sur le designer de cette affiche.
Née en 1958, Arielle Dombasle semble ne pas avoir été touchée par les années passées sur la Terre. J'imagine une discipline de fer comportant une hygiène de vie absolument implacable. C'est fou ce qu'une image peut générer. Je soupçonne le DA sinon la société de communication y avoir pensé et axé toute la campagne dans cet angle : la plastique étonnante d'Arielle.

Des gâteaux et du pain [bis]


La boutique est toute noire. Une longue table de présentation pour les pâtisseries et viennoiseries occupe en diagonale le milieu de l'espace. En étagères sont présentés les différents pains. Une autre petite table en retrait livre une autre sélection de gâteaux.
Ouverte le 31 décembre 2006, désignée par Yann Pennor's, créée par David Granger, boulanger et Claire Darmon, pâtissière. Lui a travaillé au Moulin de la Vierge, entre autres ; elle est passée au Plaza-Athénée, Ladurée, Pierre Hermé…
La présentation des produits est particulièrement soignée, les éclairages sont disposés précisément pour rendre la lecture des propositions le plus confortable possible.
David Granger, le boulanger, s'attache à livrer des pains réalisés avec les meilleures farines et une élaboration la plus honnête possible.
Pour les pâtisseries, Claire Darmon réalise des intemporelles comme le mille-feuilles, le baba au rhum, la tarte citron, la religieuse et aussi des créations comme le philadelphia framboise, le choux caraïbe tonka, le caramel noix…
Goûté le philadelphia framboise, un sablé breton, confit de framboise, cheese cake crémeux au philadelphia et glaçage fromage blanc parsemé de coco râpé. Fond en bouche, un goût suave, une douceur délicate. J'ai beaucoup aimé. 5 €
Goûté un peu la tarte citron citron confit, pâte sucrée, citron confit, crème citron et gelée de citron. Saturation explosive du citron, délicieuse et fine pâte sucrée. Très bon. 3,50 €
Comme le pain de campagne à la farine biologique écrasée à la meule de pierre, levain naturel, sel de Guérande, levure avec une bonne croûte bien sombre, une mie aérée, goûteuse. 500 g, 2,90 €
Des Gâteaux et du Pain
63 boulevard Pasteur 75015 Paris
01 45 38 94 16
Fermé le mardi

dimanche 13 janvier 2008

La detox vague vogue

Décembre, les médias présentaient des recettes avec force foie gras, truffe, chapons, mousses, bûches… Janvier, pratiquement les mêmes publient des pages et des pages de recettes dites Detox (détoxifiantes). Parce que tout ce qui a été mangé avant était toxique ? Que ce qu'il faut prendre actuellement nettoierait l'organisme ? Après avoir grossi, apparemment, maigrir. Ce qui me sidère n'est pas tant ce discours yo-yo (bâfrez, empiffrez-vous puis retenez-vous, contenez-vous…) mais ce qui est révélé. Manger semble dangereux. Manger peut être toxique. D'accord pour les ingrédients trafiqués, frelatés ou abîmés. Aussi pour les compositions avec de nombreuses molécules dont les effets néfastes apparaissent après un certain temps alors que les fabricants avaient d'abord rassuré sur leur inocuité. Mais les autres produits ? Les pommes de terre pour des frites, pour la purée ; le chapon, impeccablement élevé par des passionnés ; le foie gras patiemment élaboré ; les pâtisseries, délicieuses constructions élaborés par des artistes (oui, je le pense). Chacun de ces aliments ou préparations a demandé du temps, du soin et le résultat est souvent le fruit d'amour pour l'Autre. Une forme de célébration de la vie, bonne à embrasser sans modération. Pour ensuite, rayer toute cette énergie, cracher sur toute cette bonté pour préférer punition : du soja (palatabilité nulle), du fromage allégé (une hérésie), des pâtisseries sans sucre (quel intérêt !), etc…
Alors, manger pour vivre oui mais sans compliquer cet acte essentiel et donc il n'existe pas de detox.

Tartelettes au chocolat


C'est un produit Picard. Très correct. J'ai préféré la méthode douce : les laisser au réfrigérateur 2 heures avant de les manger. La pâte sablée est un petit peu trop épaisse, bien cuite et pas trop sucrée. La ganache au chocolat est bonne.
Ingrédients : ganache au chocolat noir 57,1 % — chocolat noir 45,6 % (pâte de cacao 60,5 %, sucre, émulsifiant : lécithine de soja, arôme naturel vanille), crème liquide (crème, stabilisant : carraghénanes), eau, beurre concentré, sucre, lait écrémé en poudre et sel.
pâte sablée pur beurre 42,9 % — farine de blé, sucre, beurre concentré 14,6 %, œuf entier liquide, eau, sirop de glucose de maïs ou de blé en poudre, poudres à lever (diphosphate disodique, carbonate acide de sodium), sel, gélifiant : pectine, acidifiant : acide citrique.
130 g — 2,50 €.
• C'est Christian Biecher qui a désigné les nouvelles boutiques Picard, comprenant aussi toute la charte graphique dont le logo. Au fur et à mesure, tous les magasins seront aménagés suivant ce nouveau design.

Esprit de cuisine, cours de cuisine

J'avais décidé de prendre trois cours à différentes écoles. J'ai commencé par L'Atelier des sens où un pâtissier de Lenôtre a impeccablement enseigné comment faire la pâte à choux. Petit groupe et ambiance plutôt bonne.
Puis aux ateliers Ducasse où j'ai été très étonné du flétrissement des produits : légumes en particulier mais le reste n'était pas très vaillant non plus. Public plutôt bon chic bon genre avec un chevalier d'industrie scotché à son mobile. Très cher et le plus décevant des trois cours.
Enfin, Esprit cuisine. Accueil impeccable, très beaux produits. Nathaly Nicolas-Ianniello explique très clairement chacun des ingrédients qui compose le menu du cours. Très généreusement, elle donne astuces, techniques et méthodes pour cuisiner le mieux possible. C'est le meilleur cours payé auquel j'ai assisté.
Nathaly Nicolas-Ianniello a aussi écrit de très nombreux livres de cuisine dont ceux de l'image au-dessus en rapport avec sa spécificité à savoir des cours axés sur la couleur déclinée sur tout le repas.
Aux éditions du Rouergue, avec Eric d'Hérouville : Le vinaigre balsamique
Aux éditions de l'Epure (10 façons de préparer) : Le thé matcha — les câpres — la verveine — la crème
Chez Larousse : des tartes, quiches et pizzas — ma cuisine des jours de fête
Chez Fleurus : Carrément rose, jaune, noir, vert
D'autres devront paraître cette année.
Esprit de cuisine
68, rue Amelot 75011 Paris
06 07 33 39 32 / 01 43 57 12 31

samedi 12 janvier 2008

Souchet moulu biologique

Importé d'Espagne. Le souchet est le fruit de l'herbe "Chufa" telle qu'on l'appelle dans le bassin méditerranéen. Aussi connu sous le nom de "noix tigrée" est un tubercule à haute teneur en fibres et au goût agréable, doux et naturellement sucré. Sans gluten, sa farine peut servir en pâtisserie. C'est une source de protéines végétales faciles à digérer et de nombreux minéreaux et oligo-éléments, vitamine E et un taux d'acide oléique supérieur à celui de l'huile d'olive.
Sur l'étiquette, je lis :
Son effet coupe-faim est très appréciable ; plante incontournable des régimes-minceur, le souchet permet de perdre du poids sans trop de contraintes et de minimiser les risques pour la santé en bénéficiant de sa richesse nutritionnelle.
C'est absolument ridicule de présenter un aliment comme un produit-minceur, pratiquement magique puisqu'il permet de maigrir. Impossible puisque grossir est la conséquence de trop manger donc il s'agit bien de modérer ses repas suivant ses besoins. Dépassés, aucune plante, aucun aliment ne pourra absorber le trop-plein. Simple bon sens. Et si, maintenant, maigrir veut dire se priver de ce qu'on aime, là aussi, c'est ridicule. Je connais de très fins et fines gastronomes, goûtant à tous les plats mais une fois rassasiés arrêtent de manger.
Ce produit est tout à fait dispensable. Il ne présente pas d'intérêt particulier.

Fourrés framboise-myrtille

Absolument immondes. Achetés à Auchan-Bagnolet. 2,70 €. Evidemment, quand c'est mauvais, c'est toujours trop cher. Je ne sais pas qui a pu concevoir la recette, d'abord et ensuite, que personne dans l'entreprise n'ait recraché le résultat et refusé de commettre cette aberration sur le marché déjà bien encombré de choses ou frelatées ou médiocres ou indigestes voire tout ensemble. Là, c'est le cas. Sous prétexte d'un produit bio, (en sachets individuels, ça me semble contradictoire avec un simple bon sens écologique), cette société livre une pâtée à peine cuite remplie d'une mixture rougeâtre, saturée de sucres.
Composition : biscuit 65 % : farine d'avoine complète, sirop de maltose-glucose de riz, huile de palme non hydr'ogénée, farine de riz, poudre à lever (phosphate monocalcique, bicarbonate de sodium) sel, arôme naturel
Fourrage 35 % : sirop de glucose-fructose de maïs, purée de pomme concentrée 21,7 % (équivalents fruits 60 %), purée de framboise concentrée 4,8 % (équivalent fruits 33 %) purée de myrtille concentrée 3,5 % (équivalent fruits 17 %), gélifiant : pectine, correcteur d'acidité : acide citrique, arômes naturels
Le texte de présentation est à mourir de rire quand on a mordu dans le fourré :
Avec Jardin Bio, laissons la nature nous offrir le meilleur d'elle-même. Redécouvrez le goût authentique d'une alimentation gourmande, élaborée à partir des meilleurs ingrédients biologiques. Par respect pour l'environnement, Jardin Bio s'engage sur la qualité de ses matières premières…
Les fourrés framboise myrtille Jardin Bio sont de tendres biscuits à l'avoine qui renferment un cœur fondant associant la framboise à la myrtille. Un subtil mariage de saveurs qui vous offre la garantie d'un goûter gourmand !
Faux, archifaux. Jardin Bio devrait embaucher un vrai pâtissier.
Pour finir, ce serait magnifique si Auchan goûte ce qu'il sert à ses clients et sélectionne mieux ses propositions.

Gâteaux spectaculaires (Spectacular cakes)

Little Venice Cake Company est une pâtisserie anglaise située 15 Manchester Mews Marylebone London W1U 2DX. Je m'étais perdu quand je m'y suis rendu. J'avais du mal à comprendre sur le plan et en demandant des renseignements, évidemment chaque personne m'a donné des directions différentes. J'ai évidemment fini par trouver. Mich Turner, très élégante, très fine, m'a reçu, emballé le livre et souhaité bonne lecture. Elle est la créatrice de cette pâtisserie et avec son équipe, depuis 1999, elle élabore des objets sucrés extrêmement étonnants. Une autre approche de la pâtisserie.

vendredi 11 janvier 2008

Les sapins à la rue

Les périodes de fêtes de fin d'année m'oppressent. Je déteste cette obligation de fastes, de vœux, de victuailles amoncellées et soi-disant enrichies. Je ne comprends pas non plus cette tradition du sapin, un arbre coupé, décoré pour une toute petite période, puis jeté. Là, la personne l'a simplement déposé devant sa porte, obligeant les piétons à changer de trottoir puisque le passage est bloqué.
La mairie de Paris a mis en place un service de collecte afin de les réutiliser. Il suffit de les laisser dans les jardins, leurs équipes se chargeront de les recycler.

Chez Angélique, au marché Ménilmontant

J'ai recommencé à fréquenter les marchés que depuis septembre 2007. C'est arrivé par étapes. J'ai l'habitude de traverser par le boulevard Ménilmontant pour raccourcir mes trajets. Et je passais devant un stand de fruits et légumes, en bout de marché, où personne ne se pressait. Un matin, j'ai acheté des pommes. Elles étaient assez bonnes. La fois suivante, j'ai un peu plus acheté, des fruits et des légumes. C'était moins cher qu'au supermarché, qualité égale donc pas très goûteux. Et un matin, je me suis enfoncé dans le marché. Et trouvé le stand d'Angélique où j'avais pris des poires Louison et quelques légumes, pour essayer. Tout était très bon, avait du goût. Je suis retourné, ai pris des légumes différents, goûté de nouveaux comme par exemple la betterave crue, première fois mangée à 46 ans et c'était délicieux. Depuis, je n'achète que chez elle. Elle fait les légumes de saison donc en ce moment pas d'aubergine, pas de concombre et pas de tomate. Culture quasi biologique, léguée par plusieurs générations, ses parents, arrières-grands-parents étaient dans le métier. Les carottes , les navets jaunes , le chou-fleur que d'habitude je n'aime pas, les salades, tout est cultivé sans ingrédients chimiques.
Chez Angélique
les mardi et vendredi au marché Ménilmontant (partie plus calme vers Panoyaux) Paris 20e
le dimanche au marché Convention Paris 15e
les mercredi et samedi à L'Hay-les-Roses, dans le Val de Marne (94)

jeudi 10 janvier 2008

Figues Zagros d'Iran

Un magnifique produit. D'apparence, le fruit paraît ratatiné, d'une couleur bien pâlotte. Quand on le prend, on est étonné par sa fermeté et la première fois, je m'attendais à une punition. Et puis non, la figue fond en bouche, elle est douce et pas du tout écœurante comme parfois peuvent l'être certaines figues du marché. Conditionnées en sachet de 125 g, elles sont vendues 2,25 € dans les Naturalia.
J'ai eu aussi l'occasion de goûter à celles vendues chez Inno, mais un conservateur était ajouté et nettement moins bonnes.

Le Vollon du Blé Sucré

J'étais passé pour prendre un autre gâteau, pour l'instant pas servi faute de place. J'ai essayé le Vollon composé de vanille et de chocolat 70 % dans les principaux ingrédients. Impossible de le manger dans la rue, il faut s'attabler et une lente dégustation. Il y a un disque dacquoise, un crémeux vanille, du praliné feuillantine et un sabayon chocolat à 70 %. Cette bombe brillante est un excellent plaisir, une façon de rendre le temps comestible et tout doux. A un certain moment, la dacquoise craque, ce qui provoque une surprise agréable en bouche.
3,50 €.
Je parlerai encore prochainement de cette pâtisserie parce qu'elle compte de très bons gâteaux et une merveille de connaître ce type de plaisir. Fabrice Le Bourdat, après avoir travaillé au Bristol, au Plaza et au Martinez a choisi d'ouvrir cette boulangerie-pâtisserie.
Blé sucré—7 rue Antoine-Vollon 75012 Paris—01 43 40 77 73—fermé dimanche après-midi et lundi.

mercredi 9 janvier 2008

Des Gâteaux et du pain

Passé hier et c'est le jour de fermeture. Pas de chance. De l'extérieur, la boutique ne présente pas les caractéristiques attachées aux pâtisseries habituelles. Les rideaux sont noirs. Des cases présentent quelques produits, doucement éclairés. J'étais passé un peu avant l'ouverture et cet aménagement m'avait surpris. Jusque là, pas eu l'occasion d'y passer. Maintenant, je sais que le mardi est son jour de fermeture.

Pierre Hermé, infiniment vanille

Boutique conçue par Yann Pennors. Cette fois-ci, c'est une tarte infiniment vanille.
Je reprends la présentation du catalogue : pâte sablée, ganache au chocolat blanc et à la vanille, biscuit imbibé au jus de vanille, crème de mascarpone à la vanille. Une totale volupté. Sans rien d'écœurant, tout est dosé subtilement et les vanilles (mélange maison : Mexique, Tahiti et Madagascar) tapissent le palais alors que la caresse de la crème du mascarpone s'évanouit.
5, 90 €
Pierre Hermé
72 rue de Bonaparte 75006 Paris—ouverte tous les jours.
& 185 rue de Vaugirard 75015 Paris—fermée le lundi. (conçue par Christian Biecher)

mardi 8 janvier 2008

Leçon inaugurale—Jean Nouvel—Cité de l'Architecture


Après avoir vu mon médecin, j'ai bien attrapé encore une fois un virus. La gorge est très rouge et pour l'instant, l'intérieur de mes oreilles est légèrement irrité. Résultat, j'entends encore moins. je suis malentendant et là, le son me parvient comme s'il traversait des couches de laine de verre. Haché, trouble et indistinct, souvent. Ce qui fait que ce matin, arrivé à l'auditorium de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, au Palais de Chaillot, à 10 h 45 soit un petit de retard d'un petit quart d'heure (pas mon habitude), je pressens ne rien comprendre à ce que Jean Nouvel développera. Apparemment, toutes les places sont prises. Je demande à un vigile si l'étage est ouvert. Il me demande de parler moins fort et fait un geste vague vers les fauteuils en disant qu'il y a encore des sièges disponibles. Ce que je finis par repérer. Il finit par arriver à 11 heures. Une présentation courte de la Cité, avec beaucoup de remerciements et là c'est audible, le micro est fort, puis la directrice de l'école de Chaillot présente Jean Nouvel, là sur le côté, un peu voûté. Le micro n'est pas très audible, ce qui fait que je commence à ne comprendre que peu de mots. Et Jean Nouvel prend la parole d'une voix très douce et avec un débit très lent. Je n'entends rien. Et bouquet, il est impossible de noter quoi que ce soit, cette partie de la salle est noyée dans le noir. Comment des architectes ont-ils pu négliger ce détail ou alors ils considéraient que ceux installés au fond ne noteraient rien ! Alors, je me suis endormi, puis des images ont défilé et j'ai commencé à avoir mal aux fesses. Parfois, la salle rit suite à une saillie de Jean Nouvel. A 11 h 40, des personnes quittent la salle. Ensuite, toutes les 10 minutes, d'autres s'en vont. A 12 h 15, je décide de partir, ce n'est plus la peine, de toutes façons, je n'entends rien.

ConranShop soldes

Conran Shop a une sélection de vaisselles, souvent très bien dessinées, malheureusement conçues par des designers qui ne cuisinent pas, c'est flagrant à l'usage qui se révèle souvent impraticable. J'en ai été victime pendant pas mal d'années et aucun des objets achetés n'a finalement vraiment tenu le coup. Les ustensiles, pas mal, assez chers.
C'est mieux et moins cher chez Kitchen Bazaar.

lundi 7 janvier 2008

Château de Pray

Quand j'ai quitté mes parents, à 16 ans, je suis parti m'installer chez ma sœur à Tours. Une fois arrivé, elle m'ordonne de trouver un travail. J'ai d'abord essayé la coiffure mais trop tard pour apprenti, 16 ans, je me suis donc présenté pour une place de commis de salle dans une pizzeria avenue de Gramont à Tours. Pas resté longtemps, ambiance pesante, personnel homophobe. J'ai un petit erré, vécu quelques mois avec un ami puis je suis retourné chez ma sœur et le surlendemain, je commençais à travailler au Château de Pray. A l'époque, il était tenu par Monsieur Farard. Sa femme recevait les clients, prenait les commandes et quand il y avait coup de feu elle aidait un peu. La cuisine était préparée par le même cuisinier depuis une bonne trentaine d'années et un pâtissier fournissait chaque jour son lot de sucreries. C'est là que j'ai découvert le Saint-Honoré, le Paris-Brest. Le matin, le pain toasté servi aux clients était tout frais. J'y suis resté une bonne année et demie. Là aussi, le personnel était assez violent, pas du tout solidaire. Ambiance oppressante. Souvenirs de clients assez extra-ordinaires. Le couple à la retraite, lui militaire, elle directrice d'école, logeant chaque année dans la même chambre, prenant leur petit-déjeuner à la même heure, toujours les mêmes produits, retirant minutieusement chaque point de gras des tranches fines de saucisson servies en entrée. Cet autre couple à l'allure très rock'n roll, pas du tout le genre du château, plutôt proutprout. Elle arrivait au dîner avec une voilette pour s'apercevoir au moment de manger qu'elle ne pouvait rien porter à sa bouche si elle la gardait. De tirer avec les dents sur la capsule de la bouteille d'eau minérale et de la cracher. De garder ses mitaines à table. Lui commandait toujours un cigare et un alcool fort en fin de repas quand ils passaient dans le petit salon. Madame Farard persiflait sur la tenue de ces clients et elle était particulièrement vénéneuse pour la jeune femme. Et puis un jour, une voiture des gendarmes attendait à l'entrée du château et quand leur voiture a pointé l'avant de sa carrosserie, ils ont dû comprendre vite et repartir en filant vers la route. Ils étaient connus pour s'installer dans ce type d'hôtel, commander tout ce qu'ils pouvaient jusqu'à ce qu'ils soient répérés et ils ont été arrêtés quelques semaines plus tard dans le même genre d'établissement, elle avec ses toilettes improbables et lui dans ses costumes un poil trop étriqués, avec des bacchantes qui juraient avec la mise générale des clients. Aussi, le fournisseur de pintades qui ne pouvait pas me blairer, avait ses têtes, ce qui fait que je le laissais aux autres. Je n'ai jamais autant mangé d'omelettes d'œufs de pintade. La cuisine du chef était bien monotone : bœuf au Chinon, navarin de mouton, blanquette de veau… Je me souviens aussi du banquier australien commandant des bouteilles et refusant de les reprendre une fois ouvertes au service suivant. C'est comme ça que j'ai goûté au Meursault, un Bourgogne blanc. Paradisiaque. Bu avec une tatin. La terrasse qu'on déployait quand les journées étaient suffisamment chaudes pour que les clients puissent prendre leur repas dehors. Cette cliente suisse réclamant une bière dans un seau d'eau chaude. Cette dame très âgée portant collants léopard, jupe ultra-courte et chapeau gigantesque. Ce couple pendant tout le repas s'invectivant outrageusement pour, ensuite, passer une nuit chaude ensemble alors qu'ils préparaient leur divorce.
J'y suis retourné une bonne quinzaine d'années plus tard, et j'ai été étonné de l'exiguïté des salles. Le service était lent. Là où le personnel dormait était transformé en chambres pour les clients.
Ou comment être surpris par les souvenirs provoqués par des images sur un méchant papier d'une revue bourrée de publicités de crédits revolving.
Château de Pray Rue du Cèdre. 37 400 Amboise. 02 47 57 23 67

I love my blender

C'est là que j'ai acheté le livre que je présente dessous. Gogoparis en a fait une présentation. D'un côté de la librairie, vous avez les livres en anglais et en face ceux en français. Petite sélection de bougies, thés, petits objets pertinente et séduisante.
I love my blender—36 rue du Temple 75004 Paris—01 42 77 50 32

Motel blues de Bill Bryson


Commencé dans le train Paris-Montpellier, quelques pages à l'hôtel et terminé ici. Bill est un grand garçon, porte des pantalons mais son cerveau en est encore aux culottes courtes. Quelques rires, merci quand même sinon tout à fait dispensable.
Motel Blues—Bill Bryson—Petite bibliothèque Payot—traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christiane et David Ellis. 9 €.
Quelques extraits :
p.17. … bronzage agricole
p.26. … votre père vient de mourir et que vous prenez conscience qu'en partant il a emmené une partie de vous-même.
p.43. … Dans toute l'Amérique on voit d'innombrables couples à la fesse avachie qui explorent tranquillement les rayons des supermarchés en quête de nouvelles combinaisons de saveurs, espérant trouver le produit nouveau qui leur titillerait la langue et réussirait à exciter, même brièvement, leurs papilles gustatives de plomb.
p. 68. … Je me livrai à quelques spéculations : qu'est-ce qui est pire, une vie si ennuyeuse que tout vous enthousiasme ou une vie si pleine de stimuli que tout vous ennuie ?
p. 133. … Quand l'envie de voyager vous prend, vous vous enfermez dans une luxueuse boîte de 13 tonnes, vous parcourez 700 kilomètres hermétiquement protégés contre les éléments naturels, et vous vous arrêtez dans un camping où vous vous précipitez pour brancher l'eau et l'électricité afin de ne pas être privés un seul instant d'air conditionné, de machine à laver la vaisselle ou de four à micro-ondes. Ces engins, ces "véhicules de loisir" sont de vrais systèmes de survie sur roues. Les astronautes vont sur la lune avec moins d'équipement.
p. 217.… Comme le disait John Maynard Keynes dans une lettre à son frère : "La semaine a été des plus satisfaisantes. Les négociations se sont déroulées dans une ambiance cordiale, la cuisine est excellente et les valets de chambre sont mignons comme tout."
p. 254 Je ne sais pas ce qu'est un phaéton et voilà ce que le dictionnaire renseigne : Petite voiture à 4 places, légère et découverte, très haute sur roues.
p. 265.… Il se laverait les bras et le cou et s'installerait avec toute sa famille autour d'une table chargée de platées de nourriture.
p.315.… Je suis allé à l'hôtel prendre un café d'un prix exorbitant.
p.354.… Les enseignes des motels avaient généralement perdu une partie de leurs lettres ce qui donnait des choses comme : ETOI E DU SHERIF, C AMBRES A LOU R.
p. 355.… Je me suis installé dans un box et j'ai commandé du poulet frit. La serveuse était vraiment charmante mais ses mains et ses bras étaient couverts de petites plaies ouvertes, elle n'avait plus que trois dents et son tablier donnait à penser qu'elle avait passé l'après-midi à égorger des gorets. . Pour tout vous dire, son aspect n'a rien fait pour me donner de l'appétit et la vue de mon assiette m'a radicalement coupé l'envie de manger. C'était, sans discussion et aussi loin que remontent mes souvenirs, la plus infâme bouffe qu'on m'ait jamais servie en Amérique, que ce soit dans les hôpitaux, les stations-service ou les cafés d'aéroport. Cela battait même ce qu'on vous sert dans les terminus des bus Greyhound ou au rayon traiteur des magasins Woolworth. C'était encore pire que les pâtisseries des distributeurs automatiques des couloirs du Register and Tribune. Là, on avait l'impression que quelqu'un venait de vomir dessus. Ici la nourriture était tout simplement infecte et pourtant tous les gens autour de moi s'empiffraient comme s'ils n'allaient plus manger de la semaine. J'ai essayé de chipoter un peu dans mon assiette - des morceaux de poulet frit racornis, des feuilles de laitue noircies, des frites qui avaient l'allure et l'attrait de limaces anémiques, et puis j'ai abandonné, découragé. En voyant tous ces reste la serveuse m'a demandé si je voulais un doggy bag. "Non merci, ai-je répondu avec un faible sourire, je doute fort de pouvoir trouver un chien qui mangerait ça."
p. 359.… En route, je suis passé près d'Arco, une petite ville qui, le 20 décembre 1951, a été la première ville au monde à être éclairée à l'électricité d'origine nucléaire, grâce au premier réacteur civil installé sur un site à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest, le Laboratoire national du Génie de l'Idaho. Le nom est trompeur car ce prétendu laboratoire couvre plusieurs centaines de kilomètres carrés de broussailles rabougries et c'est en fait la plus grande décharge nucléaire du pays.
p. 392.… Je me suis amusé à calculer la population et la surface des quatre Etats des hautes plaines : Dakota du Nord et du Sud, Montana et Wyoming. Ensemble ils occupent 385 000 miles carrés, soit la surface de la France, de l'Allemagne, de la Suisse et des Pays-Bas réunis. Mais leur population totale ne dépasse pas 2,6 millions d'habitants. Paris est plus peuplé. Intéressant, non ? Autre information passionnante : la densité kilométrique du Wyoming est de 1,9. Le Dakota dépasse à peine 2 habitants au kilomètre carré tandis que la Grande-Bretagne en compte 236,2. A tout moment, il y a 136 000 personnes dans le ciel des Etats-Unis, ce qui est supérieur à la population totale des villes principales de ces quatre Etats. Et pour terminer, voici une information vraiment intéressante : selon une enquête du Magazine de la vie saine, 60 % des clients "souillent ou renversent la nourriture des salade-bars des selfs-services en Amérique". D'accord, c'est un fait qui n'a rien à voir avec les données démographiques de la région des plaines du Nord, mais je trouve qu'une brève digression dans un domaine hors sujet se justifie quand il s'agit d'une information qui peut changer votre vie.

dimanche 6 janvier 2008

radiola jour et nuit

Toute une époque. Etonné de voir encore ce type de boutique. Je ne sais même pas si la marque Radiola existe encore. Incidemment, j'apprends que le 6 janvier 1923, Maurice Vinot présente le premier journal parlé sur Radiola, première radio privée fondée par Emile Girardeau. Elle sera nommée ensuite Radio Paris et deviendra radio d'Etat en 1933. Pas réussi à savoir s'il s'agit de la même société ou pas. Et impossible de savoir qui est le créateur du logo ni celui du design des boutiques, elles étaient toutes au même moule, du Nord au Sud. Très très 70.

Mélange africain d'épices

C'est vendu chez Auchan. Cher, très cher même, un peu plus de 13 € le pot de 75 g. Le mélange contient de la cannelle, de la citronnelle, de la cardamone et du gingembre. Une fois goûté, on se rend compte qu'il aurait été préférable de le faire soi-même, de faire son mélange soi-même. C'est comme si on observait un maigre feu d'artifices. Devant l'énumération des épices, je m'attendais à un goût puissant, j'imaginais une combinaison surprenante, j'en salivais.
Vendu au rayon produits exotiques de Auchan Porte de Bagnolet.

Biscuits chocolat noir, gingembre et arôme poire marks&spencer

Il y a un Marks&Spencer juste à côté de l'hôtel où souvent nous descendons à Londres. Ces biscuits sont incroyablement bons. Je dis incroyablement parce que d'abord j'en suis encore à croire qu'en France, on a toujours de bons produits. Ce qui, au fur et à mesure des voyages, se révèle de moins en moins vrai. Et puis ce reste d'orgueil : rien de meilleur que les produits français ! Ces biscuits sont là pour prouver le contraire. Sélectionnés dans une biscuiterie familiale qui tient cette recette depuis plusieurs générations, préparés avec des ingrédients de très bonne qualité, le résultat fond dans la bouche d'abord, puis craque quand on casse le biscuit libérant le parfum du gingembre et les arômes de poire. Très bons.

samedi 5 janvier 2008

Bob's juice bar

C'est Marc Grossman qui tient ce petit espace. C'est lui l'auteur de Smoothies paru chez Marabout dans la collection Cuisine (7,90 €). Un prochain est prévu pour le mois de mars : Muffins comme à New York toujours dans la collection Cuisine. J'avais lu un papier sur le site du Fooding et ça m'a donné envie d'essayer. Je suis arrivé vers les 10 heures, impression que que personne n'était bien réveillé (lendemain de fête ?). L'espace est tout petit : une longue table tient pratiquement toute la place, autour des chaises et au bout de la pièce, le comptoir où sont alignés les produits et les machines. J'ai commandé un smoothie pomme-ananas-litchi. Petit modèle. Des livres sont à disposition sous le comptoir. Sur le côté, des revues suspendues. C'est un peu cracra. Un morceau de glace au litchi a été ajouté au smoothie, les autres ingrédients étant les fruits coupés au fur et à mesure de la préparation. Marc me propose d'ajouter du gingembre. Sur le comptoir, il y a un vieux morceau rabougri, tout sec que Marc après une légère hésitation écarte. Un petit coup de centrifugeuse. Comme la quantité dépasse mon verre, on me demande d'en boire un peu plus pour vider le bol de la centrifugeuse. Le mélange est très bon, le gingembre très frais.
En résumé, accueil bon enfant, ambiance détendue et bons produits.
Le smoothie est proposé en deux tailles, petit à 4 € et grand à 5,5 €.
Bob's juice bar—15 rue Lucien Sampaix 75010 Paris—ouvert de 7 h 30 à 16 h—fermé le dimanche—06 82 63 72 74—www.bobsjuicebar.com

Chez François à Sète


Bingo. Excellent restaurant. La veille, nous avions été refusés. C'est comme ça que nous avons mangé dans l'infâme gargotte mentionné plus tôt. Nous avons réservé pour éviter un autre refus. Petite salle. Les tables ne sont pas collées, les chaises confortables. Je ne savais pas ce qu'étaient les jols, il s'agit d'une friture de petits poissons. Arrivés sur la table chauds. PEPP avait choisi un tourteau que j'ai aussi goûté. Excellent. La brochette de baudroie ensuite, délicieuse avec des pommes confites et PEPP une friture de seiches (oui, les grosses balles sont des seiches). Avec des pâtes à l'ail assez relevées. PEPP, pour finir, a choisi une île flottante, gigantesque blanc d'œuf moelleux nappé de caramel sur une crème anglaise vanillée à souhait. Comblés par cet excellent repas, nous sommes partis voir la mer. Et voilà comment on peut célébrer la vie.
Restaurant Chez François — 8 quai du Général Durand 34200 Sète — 04 67 74 59 69

vendredi 4 janvier 2008

La Calanque à Sète ou comment abîmer un si beau métier

Ce restaurant a une place en or, devant le port, un flot continu de touristes passent devant, s'arrêtent, rentrent. La salle est grande. La direction a choisi de profiter de chaque centimètre carré, les tables sont serrées. C'est dire le potentiel de cette affaire. Alors pourquoi dans l'assiette, le loup grillé est à peine cuit, mal assaisonné, les sardines, sublimes poissons, là sont comme une infâme pâte à mâcher cartonneuse, les frites sont froides (avec tout le matériel des cuisines, servir des frites froides révèle une volonté de ne pas faire dans les règles de l'art alors qu'on est dans le BaBA de la restauration). Restaurer est un acte d'amour comme le dit très justement François Simon. Mais là, série de pas de chance, plusieurs tables réussissent à me dégoûter de la restauration. Résultat, je recherche plus des locations où je peux moi-même cuisiner. Pas de problème, j'adore ça, cuisiner. Je trouve ça merveilleux et ne comprends pas comment des professionnels peuvent gâcher ce métier. Par avidité : allez on tire au maximum ces veaux, de toutes façons, ça marche quand même. Donc, si vous passez à Sète, évitez cette table. Heureusement il existe d'autres tables où on mange bien, ouf.
La Calanque 17 quai général durand - quai de la marine 34200 Sète.
41,80 € pour cette pâtée, encore une honte.

Coiffure

Parce que la cuisine n'est pas qu'une question d'aliments, de préparations mais aussi de plusieurs niveaux de lectures : culturelles, sociologiques, historiques… Là, en l'occurrence, il s'agit de graphie, plus exactement de typographie, des caractères pour rendre lisible un verbe. C'est le blog de l'atelier de typographie de l'Ecole supérieure des Arts et de la Communication de Pau. Surprenant et instructif. J'ai pris cette photo à Montpellier près de la gare St-Jean et cette enseigne comporte clairement deux f…

Le Voltigeur à Paris

Il se trouve au 45 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris [01 42 76 97 06]. Il est juste en face de Muji et c'est bien agréable de prendre une boisson. Les prix sont corrects, le décor dans son jus, la vaisselle a vécu et c'est charmant. Les chaises sont confortables. Un bon café de quartier avec un service aimable et gentil.

jeudi 3 janvier 2008

Une honte à Montpellier


Ce mardi 1er janvier 2008, il fait froid à Montpellier. Il est 12 h 30. Nous avons faim. Après être entré et sorti d'autres restaurants où soit le menu imposé, soit les propositions ne nous intéressaient pas, nous choisissons ce lieu. Les portes sont grandes ouvertes, ce qui fait que la salle est froide comme l'extérieur. Les cartes sont imprimées. Je choisis une bavette d'aloyau et PEPP les filets de rouget barbet. Arrivent sur la table, à peine chauds. Les frites sont cartonneuses, la bavette sans goût et la sauce aux échalotes, classique, pâlotte et trop grasse. L'autre plat n'a pas non plus emballé PEPP. Navrant. 37,50 € quand même. A ce niveau, la meilleure façon d'abîmer un métier. Ne parlons même pas d'art, évidemment.
Le Tire-Bouchon 2 place Jean-Jaurès 34000 Montpellier.

La tielle sétoise


La tielle sétoise est une tourte remplie de poulpe, tomate et d'épices. Ce sont les femmes de pêcheurs, d'origine italienne souvent, qui les confectionnaient pour leurs maris au moment du départ en mer. Achetée dans une boulangerie de la Grand'Rue Mario Roustan à Sète, mangée froide, elle ne m'a pas laissé un souvenir marquant. Peut-être la qualité des tomates, ou la cuisson des poulpes ou la trop grande importance de la pâte ont fait que je n'ai pas tellement apprécié la tielle.

Les bistouquettes de Devin à Sète


Les bistouquettes sont une création de Antoine Bentata, fils du créateur des zézettes [Gaston Bentata], autre spécialité sétoise. La bistouquette est un biscuit artisanal à base d'huile de pépins de raisin et de vins régionaux. Et c'est La Tentation d'Eve [06 03 77 48 43] qui les vend au sein des halles centrales de Sète. J'ai d'abord goûté une bistouquette sucrée, plus grande que les bistouquettes salées. J'ai apprécié son goût, l'alcool n'étant pas prégnant, les notes de ce biscuit se dispersent en bouche agréablement. Pour les bistouquettes salées, deux propositions : anchois ou olives. Nous avons choisi un mélange des deux. Moins apprécié que le sucré, la part du gras apporté par l'huile est beaucoup trop importante, ce qui masque les saveurs. Le goût des anchois était à peine discernable comme celui des olives. Comme c'est une création récente, au fur et à mesure des appréciations des clients, elle ne peut que s'améliorer. La jeune femme qui tient la boutique La Tentation d'Eve où sont vendues ces bistouquettes est absolument charmante et nous a réservé un accueil extrêmement gentil et touchant. Elle nous a présenté ces biscuits en nous invitant à nous rendre à la biscuiterie Devin où Antoine Bentata fabrique ses bistouquettes [7 rue jean Jaurès—34200 Sète]. Quand nous sommes passés, elle était fermée.

Le citronnier de Loupian à Sète


Produit artisanal, le citronnier de loupian, nom du biscuit à base d'oeuf et d'arômes de citron, acheté aux halles centrales de Sète, marché de centre-ville (rue Gambetta 34200 Sète [04 67 74 57 11]). Proportion subtile entre sucre et pâte , les arômes de citron se développent en bouche sans tintamarre excessif. C'est délicieux.

mercredi 2 janvier 2008

Jus + plus à Montpellier

Un petit corner dans le centre commercial Le Polygone 1 rue des Pertuisanes 340000 Montpellier. Exclusivement des smoothies (jus de fruits + fruits surgelés au choix, j'ai choisi mangue rouge), réalisés à la commande. 3,20 €. Petit bémol, les appareils pour la fabrication des smoothies sont trop bruyants alors qu'ils présentent une double paroi mais ça ne suffit pas.
Ce centre commercial est un énorme tas commis par Ricardo Bofill.

Connaissez-vous le Birlou ?

Vu cette affiche dans un café. Il s'agit d'une liqueur aux saveurs de la châtaigneraie, créée par Henri Monier.
A l'origine, servi dans l'échoppe du Veinazes dans le Cantal tenue par Henri Monier.
Bir = bière et lou = pelou car liqueur de châtaigne.

Trop cher et pas bon


Sur la ligne TGV Paris-Montpellier, la Compagnie des Wagons-Lits France propose une carte restauration Tout & Bien où je remarque en boisson chaude un chocolat Monbana (précisé sur la plaquette : Max Havelaar, commerce équitable). La serveuse ne m'a pas prévenu de l'utilité d'une cuiller. J'ai fini par touiller avec mon doigt. Le chocolat a très vite été froid. 2,80 €. Trop cher et pas très bon.
En continuant d'éplucher cette carte : l'équilibre dans votre assiette pour des plats qui favorisent votre équilibre alimentaire. Quiche salée !
Les chocolats sont fournis par Nestlé : Kit Kat, Toblerone et aussi des bonbons Toblerone. (2 € à 2,20 €).
Sur leur site, ils parlent de desserts plus lights et plus tendance. Lights avec un s et tendance sans s.
Je me souviens de très bons repas pris dans les premiers Eurostar avec des plats goûteux, des chocolats en fin de repas de très bonne qualité. Comme quoi c'est tout à fait possible !

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